Lucas Ducarme: «L’exode de Bruxelles n’est pas une fatalité!»

VLAN  vendredi 24 mai 2019 Vlan

BRUXELLES |

Si la population bruxelloise continue à croître, c’est grâce à son taux de natalité. Car, côté arrivées et départs, c’est plutôt l’exode comme le regrette Lucas Ducarme.

« Chaque année, environ 40.000 Bruxellois quittent notre capitale pour s’installer en Flandre ou en Wallonie tandis qu’il n’arrive que 25.000 nouveaux habitants. Cela fait un solde migratoire négatif, une perte de près de 15.000 personnes dont 2/3 émanent de la classe moyenne», soupire Lucas Ducarme, candidat MR aux élections régionales. Il évoque les raisons de cette fuite. Et elles lui semblent nombreuses. «Bien sûr, il y a le prix du logement, mais est-ce la seule raison alors que la périphérie est loin d’être ‘gratuite’. La réalité, c’est que Bruxelles perd de son bien-vivre un peu plus chaque année depuis quinze ans. Il y des problèmes de mixité, d’intégration sociale avec des communautés qui vivent en repli. Et puis, il y a de l’insécurité. Chaque année, on y relève plus de 145.000 faits infractionnels qui vont du délit au crime: cela représente 400 faits par jour».

Insécurité et attrait de la Flandre

Lucas Ducarme évoque d’autres éléments poussant les habitants à fuir Bruxelles. «Aujourd’hui, des gens s’interdisent de se déplacer en fin de journée car ils craignent de ne plus pouvoir trouver une place de stationnement à leur retour. Et tous, ne peuvent pas être à vélo ou en transport public. Il y a aussi des chantiers trop lents, mal coordonnés, et une insécurité routière pour tous les usagers. Et puis, la Flandre est bien plus désirable avec des droits d’enregistrement plus bas, une taxe de mise en circulation jusqu’à 10 fois moins chère, des primes d’assurances plus avantageuses…»

Un retour des Bruxellois passe par des réformes. «Le PS gère Bruxelles depuis 30 ans, le CDH et Ecolo 10 ans et Défi 5 ans ces dernières années. Il faut moins taxer les petits revenus qui travaillent, augmenter la valeur des chèques-repas jusqu’à 10 €, supprimer les droits d’hypothèque et l’effort doit aussi passer par les écoles». Et de conclure. «En fait, Bruxelles, pour beaucoup d’habitants est devenu un choix fonctionnel et non plus un réel choix de vie. Dès qu’ils le peuvent, beaucoup s’en vont».

Julien SEMNINCKX

Vlan

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