Louise Art District

BLOG  jeudi 1 novembre 2012 Yamina El Atlassi

L’Art contemporain... Il y a ceux qui y sont insensibles ou qui ne se sont jamais posé la question tant cette discipline paraît être inaccessible. Beaucoup passent à côté des galeries d’art sans les remarquer tant certaines savent se montrer discrètes. Certains jettent un oeil à une vitrine - quand elle existe - sans oser entrer. D’autres sont des habitués, quelques rares sont même collectionneurs !

La plupart des adresses qui comptent se trouvent de part et d’autre de l’avenue Louise, incontournable pour les curieux comme pour les collectionneurs...
Et si on osait les premiers pas à la découverte de cette scène riche et enthousiasmante ?

L’art contemporain : c’est maintenant !

decouvrir_art_bruxelles_medium.jpgVous voilà à moitié convaincu par la promenade et vous vous demandez par où et quand commencer.

Tout au long de l’année, une même galerie va proposer plusieurs expositions. En général, la saison commence début septembre. A ce propos, depuis plusieurs années, un parcours - le Brussels Art Days permet de se rendre à plusieurs vernissages durant tout un week-end.

Les vernissages sont un moment idéal pour oser visiter une galerie. Ce soir-là, il y a du monde qui se presse afin de découvrir les nouvelles oeuvres. Souvent l’artiste est également présent et toujours prêt à donner une explication sur les oeuvres et sur son travail en général. Aucun musée au monde ne propose d’être aussi bien guidé que cela !

Une source d’information à garder sous la main : le site NECA Brussels qui répertorie les dates et adresses des vernissages et durée des expositions de la plupart des galeries de la ville. Un regard sur la carte montre qu’elles sont principalement situées dans le quartier Louise (entre Ixelles et Saint-Gilles), et au centre ville.

Les jours d’ouverture des galeries varient de l’une à l’autre mais il est possible de se rendre dans une galerie tout au long de la semaine. Pour un tour qui inclurait plusieurs d’entre elles, mieux vaut le faire entre le jeudi et le dimanche et s’assurer ainsi de ne jamais trouver porte close. Les jeudis soirs, sont souvent choisis pour les vernissages.

Découvrir l’Art par ses centres

Maison_Particuliere_medium.jpgSi vous hésitez encore à pousser la porte d’une galerie, il est possible de commencer en douceur et avec pédagogie par le biais des centres d’arts.

Ce sont des espaces dédiés à l’information sur tout ce qui touche à l’art contemporain et dont les objectifs sont de faire connaître les disciplines à un public varié. Leur démarche peut parfois s’accompagner d’un volet pédagogique.

Les centres d’art ne vendent aucune ouvre et l’entrée est payante. Ils se distinguent essentiellement des musées par le fait qu’ils n’ont pas de collection. Une partie de leur démarche est de trouver et de faire connaître des oeuvres qui ne sont habituellement pas visibles pour le public.

Bien que cet article se penche principalement sur les adresses se trouvant autour de l’avenue Louise, il est difficile de ne pas citer Central(e) for Contemporary Art, à Sainte Catherine, qui expose plusieurs artistes durant l’année.

Dans le haut de la ville : l’Iselp a pour objectif de “voir et comprendre l’art contemporain”. L’institut partage cette vision avec le public par le biais d’expositions, de conférences, d’ateliers ou de cours.

Situé en plein quartier réputé pour son shopping haut de gamme, l’Iselp a une boutique et un café où s’installer le temps d’un verre ou d’une gourmandise !

CAB_medium.jpgA quelques pas des étangs d’Ixelles, c’est le CAB qui a ouvert très récemment un très bel et spacieux espace, dont la présence peut échapper aux passants, tant l’enseigne est discrète. Leur objectif est non seulement de faire découvrir l’art au public, mais également d’offrir aux artistes un lieu d’exposition voire même de résidence le temps d’un projet.

Dans le quartier du Châtelain, c’est la très accueillante Maison Particulière qui demande à des collectionneurs de prêter quelques unes de leurs oeuvres autour d’une thématique. Le visiteur se promène de salon en salon, s’installe éventuellement sur l’un des fauteuils ou canapés disposés dans chacune des pièces, lit un des livres d’art posés sur les tables basses, l’accent est ici mis sur l’expérience que procure le fait d’être entouré d’oeuvres prestigieuses.

Les choses sérieuses

Abbaye_Saint_George_ixelles_medium.jpgIl est temps de visiter les galeries des marchands d’art...

Arrivé à l’entrée, il faut souvent sonner à la porte. Mais que cela ne vous fasse pas reculer : la porte s’ouvre. C’est aussi simple que cela. Si vous ne posez pas de questions, personne ne prendra l’initiative de discuter avec avec vous. Sourire aux lèvres,les galeristes se montrent disponibles sans être envahissants.

Bien sûr, il y a un marché de l’art, florissant - même voire surtout en temps de crise, mais un galeriste est avant tout un passionné de l’Art. Dans cette optique, la galerie est un lieu, ouvert, où - avant tout - présenter le travail des artistes.  

Almine_Rech_medium.jpgUn carrefour bruxellois est incontournable : celui formé par les rues de l’Abbaye et Saint-Georges à Ixelles. C’est là que l’on trouve deux des plus importantes galeries d’art contemporain à Bruxelles : Xavier Hufkens et Almine Rech.

Elles font toutes les deux partie de ces quelques galeries à la renommée internationale et l’on peut y découvrir les oeuvres d’artistes mondialement connus venus des quatre coins du monde.

Ces deux galeries bénéficient d’un très grand espace, ce qui permet de disposer des oeuvres de grande taille.

meessendeclercq_medium.jpgAutour d’elles se sont installés d’autres galeristes renommés :  la galerie Meessen De Clerq, qui occupe trois étages d’un immeuble de 1911 ou à quelques pas de là, la Josza Gallery, de taille plus modeste, elle parvient à se faire remarquer en montrant le travail d’artistes émergeants.

Anyspace_medium.jpgDe l’autre côté du carrefour, c’est Anyspace, qui tente également de faire connaître de nouveaux artistes ou de redécouvrir l’oeuvre d’artistes qui ont marqué leur époque, mais qui sont oubliés aujourd’hui. La galerie se compose d’une pièce, avec une large vitrine illuminée même si la galerie est fermée et qui permet de voir une des oeuvres. Des projets plus expérimentaux sont également au programme.

Toujours dans ce quartier, notons également la présence de la Keitelman Gallery, qui a, elle aussi, une vitrine qui attire le regard vers l’intérieur et permet de deviner quelques unes des pièces proposées, même s’il faudra oser entrer et découvrir l’espace plus spacieux que ce qu’il n’y paraît de l’extérieur.

Le quartier fourmille de tas d’autres adresses, à découvrir en s’y promenant. Il ne faut pas hésiter à marcher jusqu’à la galerie Pierre et Marie Giraud spécialiste des arts décoratifs contemporains.

Artemptation_medium.jpgAu bout de l’avenue Louise, les automobilistes ont parfois la surprise de découvrir des oeuvres sur un carré de gazon au pied du buste du Baron Jean de Selys Longchamps qui ne se décide pourtant pas à lâcher des yeux le ciel qui fut le théâtre de ses faits d’armes quand il était aviateur... Qu’à cela ne tienne, il est fort à parier qu’Artemptation permette ainsi à certains d’entre nous des actes de bravoure d’un autre genre : la découverte artistique. Voire même quelques achats plus modestes puisqu’il y a également des objets design à vendre en plus des oeuvres d’art.

Les autres galeries renommées

En-dehors du quartier de la rue de l’Abbaye, d’autres galeries renommées ont leur espace à quelques blocs de là. Elles font partie des incontournables de la scène bruxelloise (aux côté de Almine Rech et Xavier Huffkens précités) et se situent toutes sur un périmètre restreint.

Nathalie_Obadia_medium.jpgDans un magnifique et très récent immeuble visible depuis la rue Lesbroussart, Nathalie Obadia a installé son siège bruxellois (en plus de celui de Paris).  A noter, juste à côté de cette galerie, la présence de la Galerie Bodson Emelinckx, qui, sans rivaliser avec sa voisine au niveau de la réputation internationale, est déjà parvenue en à peu près deux ans d’existence à se hisser au niveau des très bonnes galeries de la ville.

Mais revenons aux poids lourds : les goûts de Baronian Francey sont éclectiques et depuis la fondation de la galerie, ils ont travaillé avec des artistes très différents parvenant à se positionner parmi les grandes galeries bruxelloises. L’adresse se situe tout près de la place Stéphanie et le lieu dispose non seulement de beaux espaces épurés mais également d’un jardin.

La rue de Livourne peut surprendre, surtout celui qui s’y promène en soirée. Il y a fort à parier que le regard ne sera pas attiré par ce qui semble être une entrée de garage... et qui est en réalité la Galerie Rodolphe Janssen.

Petits coups de coeur en passant

Avec son frère Sébastien, Rodolphe Janssen a également ouvert un espace original Sorry we’re closed, rue de la Régence dont la configuration permet de découvrir les oeuvres à toute heure du jour ou de la nuit.

Dans la rue Blanche toute proche, c’est Aéroplastics qui mérite largement le détour, située dans une confortable maison de maître de cette jolie petite rue ixelloise, le contraste entre cet environnement classique et les oeuvres résolument modernes qui y sont visibles est réjouissant.

Un soupçon de créativité

De nombreuses galeries trouvent des lieux originaux qui permettent des scénographies intéressantes et qui devraient convaincre les plus réticents à les visiter.

Ainsi, Elaine Lévy Project a décidé de s’installer dans un ancien entrepôt entre le Châtelain et la Bascule et a réussi à mettre ce lieu en valeur.

C’est que le quartier regorge d’anciens entrepôts et a une histoire avec l’industrie de l’automobile encore visible aujourd’hui, avec la présence d’enseignes telles que D’Ieteren et Les établissement Declerq qui tous deux mettent une partie de leur espace à disposition pour des expositions !

La Galerie Valérie Bach s’est installée récemment dans l’ancienne Patinoire, rue Faider. Il s’agit d’un superbe bâtiment, classé, qui mérite à lui seul le détour !

Des centaines d’autres galeries

Lot_10_medium.jpgDifficile de citer toutes les galeries qui ont pignon sur rue dans toutes les rues avoisinantes du quartier Louise.

Une simple promenade entre deux galeries citées ici et voilà que l’on tombe sur la Zedes Gallery.

On découvre l’art contemporain chinois grâce à la Feizi Gallery, qui a ouvert une succursale bruxelloise en plus de celle de Shangai...

On n’imaginait pas la présence de la Rossi Contemporary au pied de l’immeuble Rivoli, à la Bascule, dont on avait oublié la très éclectique galerie marchande.

On s’en voudrait de ne pas passer voir la nouvelle exposition à la TWIG Gallery 

L’art photographique n’est pas en reste avec la Box Gallery ou encore la Young Gallery dans la cour intérieure de l’hôtel Conrad.

Parfois les temples de l’art contemporain sont à trouver derrière les églises Espace Art 22 se découvre dans une petite rue derrière l’église Saint Boniface, dans un lieu aux espaces confortables et spacieux.

Lot 10, derrière l’église Sainte Croix, présente des travaux originaux et qui n’a pas peur des installations de taille malgré sa taille réduite.

La visite de cette galerie nous permet de terminer la promenade aux étangs d’Ixelles. Pour ceux qui ne jurent que par le spectacle qu’offre la nature, nous vous invitons à découvrir une vue magnifique sur les étangs depuis la salle au premier étage de la galerie de Fred Lanzenberg !

Yamina El Atlassi

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